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mardi 21 février 2012
lundi 20 février 2012
Pétition en ligne.
Pour:Assemblée nationale française
Mesdames et messieurs les députés,pour signer, aller ici
Le 13 février, le Sénat a adopté une proposition de loi relative à l’exploitation numérique des livres indisponibles du XXe siècle que vous aviez approuvée en première lecture le 19 janvier.
Cette loi vise à rendre accessible sous forme numérique l’ensemble de la production littéraire française du XXe siècle dès lors que les œuvres ne sont plus exploitées commercialement. Elle prévoit que la BnF recenserait dans une banque de données publique l’ensemble desdites œuvres dont l’exploitation serait gérée par une Société de perception et de répartition des droits (SRPD) qui assurerait, de façon paritaire, une rémunération aux éditeurs et aux auteurs.
Vous allez être prochainement appelés à voter cette loi pour adoption définitive.
Après lecture attentive, il nous apparait que ce texte ne répond pas à l’objectif affiché de concilier la protection des auteurs et l’accès de tous aux ouvrages considérés comme introuvables. Au contraire il dévoie le droit d’auteur défini par le Code de la Propriété Intellectuelle, sans offrir la moindre garantie à tous les lecteurs de pouvoir accéder aux ouvrages dans des conditions raisonnables.
Il est entendu que, par « auteurs », nous désignons ici les écrivains, les traducteurs, les dessinateurs et les illustrateurs, auxquels sont évidemment liés leurs ayants droit.
Pour rappel, le droit d’auteur est inaliénable et confère aux auteurs et à leurs ayants droit la libre disposition de leur œuvre et de ses exploitations. C’est, entre autres, pour cette raison que vous avez statué sur le droit de copie et sur ce qu’il est convenu d’appeler piratage en matière d’œuvres numériques.
Selon le projet de loi, les auteurs ou ayants droit auraient obligation de s'opposer à l'inscription de leur œuvre sur la base de données, ce qui revient à effectuer une confiscation automatique de la propriété des auteurs et ayants droit, avec une possibilité très limitée de rétraction par les propriétaires légitimes des œuvres. Il s’agit donc d’une remise en question du droit d’auteur inaliénable.
Pour information, il est rarissime que l’indisponibilité d’un ouvrage ressortisse à la volonté délibérée de l’auteur ou de ses ayants droit. Dans une immense majorité des cas, elle est le fait des éditeurs auxquels les auteurs ont cédé le droit d’exploitation commerciale et qui ont cessé d’exploiter ce droit sans toutefois leur en rendre l’usage. Or, le projet de loi que vous allez réexaminer prévoit que l’éditeur en défaut de commercialisation bénéficie au même titre que l’auteur des dispositions de la loi.
Pour réflexion, il arrive également qu’un auteur ne souhaite pas que tel ou tel de ses ouvrages soient remis dans les circuits de diffusion, par exemple parce qu’il a depuis publié un autre ouvrage plus complet auquel la publication numérique du précédent ferait concurrence.
L’auteur seul – ou à défaut ses ayants droit – peut décider d’une nouvelle diffusion de son œuvre. Tout éditeur – numérique ou papier – qui souhaiterait exploiter son œuvre se doit en premier chef de lui proposer un contrat.
Pour comble, la facture générée par la collecte des données et les frais de fonctionnement des sociétés agréées aurait un coût important qui rejaillirait directement sur le prix de vente des ouvrages ainsi exploités et sur la rémunération des auteurs, entraînant l’un à la hausse et l’autre à la baisse.
En conclusion, bien que, en cette période pré-électorale, nous vous savons fort occupés par la multiplication des textes qui vous sont soumis, nous vous appelons à reconsidérer votre position, au regard des achoppements que nous vous exposons, et à rejeter purement et simplement cette proposition de loi qui ne ferait qu’instituer un piratage officiel et général des œuvres littéraires du XXe siècle sous la forme d’une atteinte sans précédent au droit de propriété, ici celui des auteurs.
Collectif d’auteurs « Le droit du serf »
Pétition Publique - La pétition a été signée avec succès.
Un article du Monde :
""Il nous apparaît que ce texte ne répond pas à l'objectif affiché de concilier la protection des auteurs et l'accès de tous aux ouvrages considérés comme introuvables", expliquent les signataires de la pétition, estimant que ni l'Etat ni les éditeurs ne possèdent les droits numériques sur ces œuvres. "Il est impératif que les contrats soient tous revus avec les auteurs et ayants droit pour que cette numérisation de masse soit possible", font-ils également valoir."
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""Il nous apparaît que ce texte ne répond pas à l'objectif affiché de concilier la protection des auteurs et l'accès de tous aux ouvrages considérés comme introuvables", expliquent les signataires de la pétition, estimant que ni l'Etat ni les éditeurs ne possèdent les droits numériques sur ces œuvres. "Il est impératif que les contrats soient tous revus avec les auteurs et ayants droit pour que cette numérisation de masse soit possible", font-ils également valoir."
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mercredi 1 février 2012
Du numérique comme s'il en pleuvait…
Fin de la disponibilité de ma nouvelle holmesienne sur le site du Bélial. Je songe à la remettre en circulation d'une manière ou d'une autre, le fichier est quasi prêt, c'est juste une question de temps.
À la place, une nouvelle de Jérôme Noirez, qui lorsqu'il ne parle pas de SF est un auteur que vous auriez tort de rater…
Sinon, Actu SF se lance aussi dans le numérique !
Et pour les anglo-parleurs seulement, voici Daily Science-Fiction, une revue en ligne qui vous propose de recevoir une nouvelle de SF (et assimilés) dans votre boîte mail tous les jours. Gratuitement. Hier soir, j'ai lu une excellente short-short d'Eric Brown (attention, les nouvelles envoyées par mail ne sont pas mise en ligne tout de suite ! ), mais avec un texte par jour, cela laisse beaucoup d'auteurs à découvrir.
À la place, une nouvelle de Jérôme Noirez, qui lorsqu'il ne parle pas de SF est un auteur que vous auriez tort de rater…
Sinon, Actu SF se lance aussi dans le numérique !
Et pour les anglo-parleurs seulement, voici Daily Science-Fiction, une revue en ligne qui vous propose de recevoir une nouvelle de SF (et assimilés) dans votre boîte mail tous les jours. Gratuitement. Hier soir, j'ai lu une excellente short-short d'Eric Brown (attention, les nouvelles envoyées par mail ne sont pas mise en ligne tout de suite ! ), mais avec un texte par jour, cela laisse beaucoup d'auteurs à découvrir.
mercredi 25 janvier 2012
Jardins virtuels !
Libellés :
Jardins virtuels
lundi 23 janvier 2012
Interview électrique
Interviouve dans le cadre du concours "Imaginez les réseaux électriques de demain. "
mardi 17 janvier 2012
Et pour quelques planètes de plus…
Toujours d'humeur spatiale, je me dis que la SF, c'est en fin de compte de la connaissance-fiction. De la fiction qui prend en compte ce que l'homme apprend, sur lui et sur le monde, et sur ce qu'il fait de ce qu'il apprends.
En ce moment, on apprends qu' : Il y aurait des millions de planètes avec double coucher de soleil.
Et que : On a peut-être découvert une exosaturne géante
En outre, les planètes extra-solaires ne ressembleront pas toujours à ce qu'on avait imaginé. Ce qui n'est pas surprenant. L'univers est une sorte d'ordinateur géant qui a combiné des milliards d'atomes et de molécules pendant des milliards d'années. Aucune chance qu'un cerveau humain puisse le battre. Mais il peut s'en inspirer.
Re-thinking an Alien World - NASA Science
Aaah, mais diront certains, tout ça va trop vite, ce qu'on écrit finira par être démodé. Ben oui. Tout fini par être démodé. Ou pas. Ou plus ou moins, selon les époques et les gens. Or donc, Edgar Rice Burroughs a écrit les aventures de John Carter bien avant qu'on sache à quoi ressemblait vraiment Mars. Maintenant on sait. Et il il nous reste les livres pour connaître ce qui a fait rêver des lecteurs de Burroughs. Je suis en train de lire le premier (avant la sortie du film, me suis-je dis, c'est le bon moment) : je ne savais pas à quoi m'attendre, je n'avais jamais lu aucun texte de lui. Eh bien, c'est très agréable. Pas d'un suspense insoutenable, mais quel plaisir ces créatures bizarres et cette Mars déserte et pourtant vivante comme on ne peut plus l'imaginer aujourd'hui.
En ce moment, on apprends qu' : Il y aurait des millions de planètes avec double coucher de soleil.
Et que : On a peut-être découvert une exosaturne géante
En outre, les planètes extra-solaires ne ressembleront pas toujours à ce qu'on avait imaginé. Ce qui n'est pas surprenant. L'univers est une sorte d'ordinateur géant qui a combiné des milliards d'atomes et de molécules pendant des milliards d'années. Aucune chance qu'un cerveau humain puisse le battre. Mais il peut s'en inspirer.
Re-thinking an Alien World - NASA Science
Aaah, mais diront certains, tout ça va trop vite, ce qu'on écrit finira par être démodé. Ben oui. Tout fini par être démodé. Ou pas. Ou plus ou moins, selon les époques et les gens. Or donc, Edgar Rice Burroughs a écrit les aventures de John Carter bien avant qu'on sache à quoi ressemblait vraiment Mars. Maintenant on sait. Et il il nous reste les livres pour connaître ce qui a fait rêver des lecteurs de Burroughs. Je suis en train de lire le premier (avant la sortie du film, me suis-je dis, c'est le bon moment) : je ne savais pas à quoi m'attendre, je n'avais jamais lu aucun texte de lui. Eh bien, c'est très agréable. Pas d'un suspense insoutenable, mais quel plaisir ces créatures bizarres et cette Mars déserte et pourtant vivante comme on ne peut plus l'imaginer aujourd'hui.
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