Ordoncques, après avoir longuement (cinquantes piges en novembre, hébéoui…) réfléchi à la question, je pense pouvoir dés à présent vous donner la permission, pour demain et les temps à venir de quand de je serai mourue et de toute façon pas en mesure de protester de quelque façon que ce soit, de me qualifier d' « écrivain de science-fiction » si ça vous chante.
Parce qu'il faudrait, pour ne pas se sentir diminué, appauvri et en quelque sorte pas assez anobli, ne pas assumer ce que l'on est et qu'en ce qui me concerne j'ai toujours voulu être. Il faudrait vouloir être un écrivain dans une sorte de pureté de l'être dont je ne peux m'empêcher de penser qu'elle a quelque chose à voir avec les Idées de Platon et les anges du ciel et toutes ces choses qui ne sont là, dans l'esprit de certains, que pour souligner le fait que nous vivons dans une réalité de seconde catégorie.
Seconde catégorie mon cul.
Il est bien possible que pour certains « écrivain de science-fiction » ou « de polar », ou de ce qui vous plaira, soit situé moins haut dans l'échelle de l'écritude qu'écrivain d'auto-fiction, ou de best-sellers, ou de blablateries petites-bourgeoises ou de sérials-killers mais… c'est leur problème.
C'est leur problème de croire qu'on peut être un écrivain sans écrire quelque chose. Écrivain dans une sorte de monde idéal et dépourvu de la salissure des genres et de leurs nécessités. Écrivains ici et maintenant, là où l'on se trouve et où l'on veut être, et reconnu par les gens pour qui on a un minimum de considération, d'admiration et parfois même de respect. Et lu, avec un peu de chance, par des gens qui partagent vos goûts et vos lectures.
C'est leur problème si leur petite caboche de plumitifs de la presse généraliste, de programmateurs de chaînes de télé à la con et de conservateurs de littérature du siècle avant dernier n'est pas capable de se fourrer dans le crâne qu'ils sont passés à côté de leur époque en passant à côté des genres. Leur problème, pas le mien. Qui n'en ait aucun avec le concept de genre ou avec le fait que les auteurs existent dans le vrai monde, ou les bouquins sont vendus sur des étagères avec des étiquettes et des couvertures et où les auteurs ne sont pas de purs esprit œuvrant dans le firmament du verbe, mais des gens assis le cul sur des vraies chaises qui payent leurs vraies factures avec du vrai argent qu'ils tirent de leur vrai travail, comme tout un chacun.
Alors, regretter qu'on me considère comme un écrivain de SF ? Quelle drôle d'idée.
samedi 29 juin 2013
dimanche 23 juin 2013
Le petit supplément de la Mère Denis du dimanche, n° 12 :
A comme abécédaire : moyen simple, gai et juste ce qu'il faut de foutraque pour l'auteur encore dans les choux d'écrire quelque chose sur les festivals et salons où elle est allée ces derniers temps, en l'occurrence, les Imaginales et les Futuriales.
B comme bêtise, bévue ou bourde : j'adore prendre l'avion, me trouver dans un engin puissant et qui vous transporte dans le ciel, c'est bien ce qui se rapproche le plus d'un voyage spatial, non ? Et donc, en rentrant d'Épinal, les préposés à l'auscultation des bagages me retiennent, moi et ma trousse de toilette. Ben pourquoi ? Ben parce que, ah ah, j'avais oublié, dieu sait quand et comment, un tournevis dedans.
C comme collègues traductrices : Michèle Charrier et Florence Dolisi étaient aux Imaginales, et on a pu nous voir, assises devant des coupes de champagne au bar le samedi soir.
D comme déguisement : je veux un costume de mousquetaire, me suis-je écriée je ne sais plus quel jour en voyant un gamin tirer l'épée. C'est vrai quoi, pourquoi est-ce que ça serait toujours les mêmes qui mettraient de grands et beaux chapeaux à plumes ?
E comme écriture (match d') : organisés par le Club Présence d'Esprit le vendredi après-midi des Imaginales. J'ai accepté l'invitation parce que, eh, pourquoi pas, voyons voir ce que ça donne, et puis j'aime bien rencontrer et causer avec des p'tits jeunes. Un article ici. J'ai passé un temps fou à me battre avec le pc qu'on m'avait prêté (rien de plus exaspérant que de perdre du temps parce qu'on ne trouve pas une touche, une seule…), mais j'ai sorti une petite nouvelle méchante (les contraintes que j'avais tirées étant "un sceau qui fond tous les ans" et "faut rigoler" que je compte bien rebidouiller un de ces quatre.
F comme fragments : aux Imaginales, une espèce de poussière de bouts de trucs qui collait aux chaussures et se mettait partout, et dont on ne comprenait pas d'où elle venait ni ce qu'elle était jusqu'à ce que je regarde sous mon sac que je venais de poser par terre et que je comprenne : c'était des morceaux de la couche plasticoïde du plancher de la bulle qui se fragmentait et partait en poussière crade qui collait à tout.
Gail comme Gail Carriger : auteur du Protectorat de l'Ombrelle, que je traduit. Charmante et bien habillée, comme il se doit, mais également très occupée et demandée. Vous pouvez la retrouver ici (son tout aussi charmant mari a pris une photo de nous deux, qui finira bien par apparaître).
H comme hôtel & hôpital : j'aime ça, les hôtels. J'aime cette uniformité à base de salles de bains, de lits bien faits et de fonctionnalité standard. J'aime la sensation que je pourrais être en vacances et ne rien faire qu'écrire, sans avoir à me préoccuper de la moindre intendance, dans un décor où n'aurait pas sédimenté des années de vie. L'hôpital, tout aussi impersonnel et pratique au niveau de l'intendance, j'aime moins, mais j'y retourner demain pour qu'on m'enlève la plaque et les vis dans mon poignet et mon coude suite à l'accident. En espérant qu'à long terme ça sera mieux question douleur et mobilité du poignet. J'emmène mon cahier pour bosser sur la Substance des Dieux (la suite de Haute-École) et la liseuse avec Existence de David Brin, ou comment traiter le paradoxe de Fermi au 21ème siècle.
I comme idées et mathématiques : une vidéo comme ça, parce que je cherchais un truc avec i :
L comme lecteurs : merci à ceux qui sont venus me voir et à qui j'ai eu le plaisir de dédicacer des livres, et en particulier celui qui n'a pas voulu donner son nom (une première, mais pourquoi pas !)
M comme maroille et munster : Estelle Blanquet, qui hébergeait certains des participants aux rencontres Science et Fiction de Peyresq auxquelles j'ai eu la chance d'être conviée avant d'aller aux Imaginales, avait fait des tartes aux maroilles (recette de sa grand-maman) absolument délicieuses. Bon, la tarte au maroilles est un goût acquis des années où j'étais prof à Denain, mais qu'est-ce que c'est bon ! Et dans la note fromages qui puent, à Épinal, j'ai testé le munster fondu sur une cassolette de pomme de terre et lardons au restaurant le Basilic. Exquis aussi et pas bon pour ce qui ne me reste pas de ligne, c'est un fait.
N comme Nature : posté par le site Next Nature cette semaine : "Any sufficiently advanced technology is indistinguishable from nature."
O comme organisation : en ce moment, de mes prochains salons. Il y aura Scientilivres, Sèvres et retour à Épinal si les dieux de la logistique sont avec nous.
P comme Peyresq : village belge des Alpes de Haute-Provence où ont lieu depuis sept ans déjà les inestimables rencontres Science et Fiction. Le sujet cette année était Stanislas Lem, auteur que je n'avais tout simplement pas lu sauf dans divers articles sur Solaris. Pourquoi pas lu ? Eh bien, en grande partie parce que ce qu'on en disait dans les années soixante-dix ou quatre-vingt, époque à laquelle je faisais tout de même de mon mieux pour lire les classiques, ne reflétait absolument pas l'humour du bonhomme, me conduisant à penser que je n'apprécierais pas ses écrits. Ce qui m'a permis de le lire maintenant et de l'apprécier en fait beaucoup mieux. Il ne faut pas lire tous les classiques étant jeune, ça en laisse pour plus tard et ce n'est pas plus mal.
Q comme que voulez que je trouve avec une lettre pareille ?
R comme ras-le-bol : de tout et la plupart du temps, mais depuis quand ai-je besoin d'enthousiasme pour faire quoi que ce soit ? Un peu d'acharnement quotidien suffit, en réalité. Parfois je m'arrête et je regarde autour de moi et je me demande ce que je fiche là, dans cette maison, dans cette ville, dans cet univers. Étrangeté radicale et indépassable. Rien à y faire. Attendre que ça passe. Ça passe d'ailleurs. Et puis ça revient.
S comme sang : à Épinal, on pouvait voir, de temps à autre, des gens se balader avec de fausses cicatrices très réussies. D'autant plus étrange que je n'ai pas repéré qui les réalisait…
T comme train : vu à la gare Montparnasse, en descendant du TGV la veille des Futuriales, un monsieur à l'air anglais qui tenait un panneau en carton où était écrit « Mr et Mrs Simpson ». Si.
U comme utilisation intensive de youtube : pour regarder la série d'Albator 78 et venger un vieux sentiment de frustration datant de la fin des années 80, le souvenir d'un personnage apprécié mais dont je n'avais jamais vu l'entièreté des aventures. Considérations sur l'âge et la vengeance. Ça ne servirait donc qu'à ça, vieillir, à défaire tous les vieux nœuds accumulés autrefois ? Et je ne parle pas des livres que je range depuis deux mois. Tous ceux que j'ai lus et dont je ne me rappelle pas ou presque. Les garder ou pas ? Garder ceux qui ont une valeur sentimentale, comme on dit, d'accord) mais les autres ? Les relire ? On ne peut pas à la fois relire et lire du neuf, il y a en trop, de tout, du passé et du présent. Aucune importance en fait : faire ce qu'on a envie de faire, car seul l'instant compte, le passé est le passé, toujours passé, nous n'y sommes plus. Il est toujours déjà trop tard et toutes ces choses.
V comme vivant et technologie : vu En vie, aux frontières du design, une expo sur la rencontre du design et des biotechnologies. L'installation de Philip Beesley est un plaisir, on aurait envie de rester très longtemps tellement c'est délicieusement sensoriel, léger et dépaysant.
W, X, Y, Z et J et K comme fin de l'exercice, retour au boulot (ben oui, c'est pas à l'hôpital que je vais faire avancer le schmilblick).
B comme bêtise, bévue ou bourde : j'adore prendre l'avion, me trouver dans un engin puissant et qui vous transporte dans le ciel, c'est bien ce qui se rapproche le plus d'un voyage spatial, non ? Et donc, en rentrant d'Épinal, les préposés à l'auscultation des bagages me retiennent, moi et ma trousse de toilette. Ben pourquoi ? Ben parce que, ah ah, j'avais oublié, dieu sait quand et comment, un tournevis dedans.
C comme collègues traductrices : Michèle Charrier et Florence Dolisi étaient aux Imaginales, et on a pu nous voir, assises devant des coupes de champagne au bar le samedi soir.
D comme déguisement : je veux un costume de mousquetaire, me suis-je écriée je ne sais plus quel jour en voyant un gamin tirer l'épée. C'est vrai quoi, pourquoi est-ce que ça serait toujours les mêmes qui mettraient de grands et beaux chapeaux à plumes ?
E comme écriture (match d') : organisés par le Club Présence d'Esprit le vendredi après-midi des Imaginales. J'ai accepté l'invitation parce que, eh, pourquoi pas, voyons voir ce que ça donne, et puis j'aime bien rencontrer et causer avec des p'tits jeunes. Un article ici. J'ai passé un temps fou à me battre avec le pc qu'on m'avait prêté (rien de plus exaspérant que de perdre du temps parce qu'on ne trouve pas une touche, une seule…), mais j'ai sorti une petite nouvelle méchante (les contraintes que j'avais tirées étant "un sceau qui fond tous les ans" et "faut rigoler" que je compte bien rebidouiller un de ces quatre.
F comme fragments : aux Imaginales, une espèce de poussière de bouts de trucs qui collait aux chaussures et se mettait partout, et dont on ne comprenait pas d'où elle venait ni ce qu'elle était jusqu'à ce que je regarde sous mon sac que je venais de poser par terre et que je comprenne : c'était des morceaux de la couche plasticoïde du plancher de la bulle qui se fragmentait et partait en poussière crade qui collait à tout.
Gail comme Gail Carriger : auteur du Protectorat de l'Ombrelle, que je traduit. Charmante et bien habillée, comme il se doit, mais également très occupée et demandée. Vous pouvez la retrouver ici (son tout aussi charmant mari a pris une photo de nous deux, qui finira bien par apparaître).
H comme hôtel & hôpital : j'aime ça, les hôtels. J'aime cette uniformité à base de salles de bains, de lits bien faits et de fonctionnalité standard. J'aime la sensation que je pourrais être en vacances et ne rien faire qu'écrire, sans avoir à me préoccuper de la moindre intendance, dans un décor où n'aurait pas sédimenté des années de vie. L'hôpital, tout aussi impersonnel et pratique au niveau de l'intendance, j'aime moins, mais j'y retourner demain pour qu'on m'enlève la plaque et les vis dans mon poignet et mon coude suite à l'accident. En espérant qu'à long terme ça sera mieux question douleur et mobilité du poignet. J'emmène mon cahier pour bosser sur la Substance des Dieux (la suite de Haute-École) et la liseuse avec Existence de David Brin, ou comment traiter le paradoxe de Fermi au 21ème siècle.
I comme idées et mathématiques : une vidéo comme ça, parce que je cherchais un truc avec i :
L comme lecteurs : merci à ceux qui sont venus me voir et à qui j'ai eu le plaisir de dédicacer des livres, et en particulier celui qui n'a pas voulu donner son nom (une première, mais pourquoi pas !)
M comme maroille et munster : Estelle Blanquet, qui hébergeait certains des participants aux rencontres Science et Fiction de Peyresq auxquelles j'ai eu la chance d'être conviée avant d'aller aux Imaginales, avait fait des tartes aux maroilles (recette de sa grand-maman) absolument délicieuses. Bon, la tarte au maroilles est un goût acquis des années où j'étais prof à Denain, mais qu'est-ce que c'est bon ! Et dans la note fromages qui puent, à Épinal, j'ai testé le munster fondu sur une cassolette de pomme de terre et lardons au restaurant le Basilic. Exquis aussi et pas bon pour ce qui ne me reste pas de ligne, c'est un fait.
N comme Nature : posté par le site Next Nature cette semaine : "Any sufficiently advanced technology is indistinguishable from nature."
O comme organisation : en ce moment, de mes prochains salons. Il y aura Scientilivres, Sèvres et retour à Épinal si les dieux de la logistique sont avec nous.
P comme Peyresq : village belge des Alpes de Haute-Provence où ont lieu depuis sept ans déjà les inestimables rencontres Science et Fiction. Le sujet cette année était Stanislas Lem, auteur que je n'avais tout simplement pas lu sauf dans divers articles sur Solaris. Pourquoi pas lu ? Eh bien, en grande partie parce que ce qu'on en disait dans les années soixante-dix ou quatre-vingt, époque à laquelle je faisais tout de même de mon mieux pour lire les classiques, ne reflétait absolument pas l'humour du bonhomme, me conduisant à penser que je n'apprécierais pas ses écrits. Ce qui m'a permis de le lire maintenant et de l'apprécier en fait beaucoup mieux. Il ne faut pas lire tous les classiques étant jeune, ça en laisse pour plus tard et ce n'est pas plus mal.
Q comme que voulez que je trouve avec une lettre pareille ?
R comme ras-le-bol : de tout et la plupart du temps, mais depuis quand ai-je besoin d'enthousiasme pour faire quoi que ce soit ? Un peu d'acharnement quotidien suffit, en réalité. Parfois je m'arrête et je regarde autour de moi et je me demande ce que je fiche là, dans cette maison, dans cette ville, dans cet univers. Étrangeté radicale et indépassable. Rien à y faire. Attendre que ça passe. Ça passe d'ailleurs. Et puis ça revient.
S comme sang : à Épinal, on pouvait voir, de temps à autre, des gens se balader avec de fausses cicatrices très réussies. D'autant plus étrange que je n'ai pas repéré qui les réalisait…
T comme train : vu à la gare Montparnasse, en descendant du TGV la veille des Futuriales, un monsieur à l'air anglais qui tenait un panneau en carton où était écrit « Mr et Mrs Simpson ». Si.
U comme utilisation intensive de youtube : pour regarder la série d'Albator 78 et venger un vieux sentiment de frustration datant de la fin des années 80, le souvenir d'un personnage apprécié mais dont je n'avais jamais vu l'entièreté des aventures. Considérations sur l'âge et la vengeance. Ça ne servirait donc qu'à ça, vieillir, à défaire tous les vieux nœuds accumulés autrefois ? Et je ne parle pas des livres que je range depuis deux mois. Tous ceux que j'ai lus et dont je ne me rappelle pas ou presque. Les garder ou pas ? Garder ceux qui ont une valeur sentimentale, comme on dit, d'accord) mais les autres ? Les relire ? On ne peut pas à la fois relire et lire du neuf, il y a en trop, de tout, du passé et du présent. Aucune importance en fait : faire ce qu'on a envie de faire, car seul l'instant compte, le passé est le passé, toujours passé, nous n'y sommes plus. Il est toujours déjà trop tard et toutes ces choses.
V comme vivant et technologie : vu En vie, aux frontières du design, une expo sur la rencontre du design et des biotechnologies. L'installation de Philip Beesley est un plaisir, on aurait envie de rester très longtemps tellement c'est délicieusement sensoriel, léger et dépaysant.
W, X, Y, Z et J et K comme fin de l'exercice, retour au boulot (ben oui, c'est pas à l'hôpital que je vais faire avancer le schmilblick).
jeudi 30 mai 2013
vendredi 19 avril 2013
Quoi de plus fascinant que le concept d'auto-organisation, surtout si l'on veut se passer d'une cause première et autres créatures omnipotentes et qui auraient, en plus, des idées sur qui ou quoi vous devriez culbuter et/où épouser quand revient le printemps… Et si, en plus, c'est mou, ça doit être ici.
lundi 4 mars 2013
Le petit supplément de la mère Denis du dimanche, n°11 :
Supplément en retard :
Oui, je sais, on est lundi soir et pas dimanche, mais bon, soit j'écris ce post ce soir, soit je vais encore trouver un moyen de le procrastiner, donc je le rédige ce soir et je ne le programmerai même pas pour qu'il paraisse dimanche prochain. On supplémente comme on peut.
Je ne sais pas si vous me suivez sur Facebook donc je vais faire un petit rappel, mais rapide, hein, on va pas s'étaler… J'ai déménagé. Quitté Cognac au bout de vingt ans. Putain, vingt ans. Je n'avais jamais vécu autant de temps dans une ville. Ça n'a pas de sens. C'était prévu et ça n'était pas prévu comme ça, bien entendu. J'habite désormais à Auch, ville de d'Artagnan et d'un souvenir de salon de SF en 82, parce qu'une partie de ma famille y vit et que les déplacements, ça distrait, à défaut d'autre chose.
Et la seule raison pour laquelle j'ai pu faire ça sans frôler de près ou de loin la catastrophe financière, eh bien, c'est grâce aux dons reçus cet été de… ben, plein de gens à qui je tenais à dire MERCI avant de réactiver ce blog.
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Supplément déplacement :
On peut dire ça comme ça, en fait : toute ma vie désormais est du domaine de la distraction, de la déviation, de l'occupation. Je fais des trucs. Des cartons pendant quinze jours. Un voyage Cognac-Auch avec des chats. Encore des cartons, du déballage, du rangement. Comme ces jeux pour gosses où on doit reconstituer une image divisée en petits carrés qui bougent, mais en grandeur nature et avec une partie à l'intérieur. (Google me dit que ça s'appelle le jeu du taquin !)
Les dernières corrections du dernier tome des aventures de Mlle Tarabotti (note pour les amateurs de la série : l'auteur vient d'annoncer sur son blog que ses suites ne paraîtront pas avant 2015 ! ). Et (mystères de l'édition…) je pensais travailler sur sa prochaine série ce printemps, mais en fait non, je vais me lancer dans le prochain roman de Norman Spinrad pour Fayard.
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Supplément lecture :
J'ai reçu ce matin Les enfants d'Evernight 2. L'Orphelinat du Cheval Pendu, d'Andoryss, Yang & George et j'avais apprécié le premier tome et son atmosphère peterpanesque au point que j'étais prête à le relire avant de me lancer dans celui-ci sauf que… oui, il était dans les dernières bd à avoir été mises en cartons, et je ne sais plus où il est…
Fini cette semaine, après interruption et reprise. Nominé pour le BSFA et le Nebula. Agaçant, lent, trop parfois, impossible néanmoins à lâcher. Je ne partage pas l'enthousiasme de Jeff Vandermeer (le seul type qui ose utiliser ses propres textes pour expliquer des trucs sur l'écriture, lisez le billet si vous lisez l'anglais, pas tant pour ce qu'il dit sur 2312 que sur l'écriture en général) mais je ne suis pas non plus d'accord avec M. John Harrison. "Si Robinson a une faiblesse", (dit-il) c'est celle, immémoriale, de l'auteur de hard-science : croire que son lecteur est aussi excité que lui par les spéculations technologiques extrêmes." Bah. Quelle idée. Bien sûr qu'il est excité, le lecteur ! Ce roman est l'histoire d'une année : 2312, où dans un système solaire terraformé par les différents pouvoirs (Mars, Saturne et ses lunes, Mercure) en place, les choses et l'histoire, ou ce qui en tient lieu dans une époque balkanisée et mouvante, bascule. Une abondance de merveilles : astéroïdes transformés en terrariums, villes se déplaçant sur Mercure, miroirs destinés à protéger Vénus, commerce de la lumière et de l'azote. Le tout par des humains modifiés qui vivent plusieurs siècles, avec les changements psychologiques que cela comprends, le tout avec une rigueur et une crédibilité scientifique que l'on ne peut qu'apprécier. Et c'est peut-être là où le bât blesse : à force de spéculation intelligente et de personnages pondérés, Kim Stanley Robinson en oublie peut-être de mettre la folie et la poésie du côté de l'intrigue et, tout en admirant la pertinence de son système solaire, j'ai trouvé le livre un peu trop lent à mon goût.
Je vais donc lire ceci, de Barbara Hambly, qui question suspense sait y faire (pas que Kim Stanley Robinson ne sache pas. Mais il n'a pas voulu et j'aurais préféré qu'il veuille et qu'il ne cantonne pas la passion au personnage quelque peu exaspérant de Swan). Certains d'entre vous aurons peut-être lu Le Sang d'Immortalité et Voyage avec les morts. C'est la même série. Ravie je suis !
Moins ravie j'étais, hier soir, quand il m'a pris la drôle d'idée de télécharger le livre sur le site de la fnac. Pas trouvé ailleurs, sauf sur Amazon, donc pas en epub (j'ai une liseuse Sony.) Donc, fnac, transaction, blabla, je m'enquiquine avec leur locigiel, récupère un vieux compte, parviens je ne sais plus trop comment à transférer le fichier sur la liseuse, mais quand je veux lire sous ma couette douillette devinez quoi : rien. Protégé par la gestion des droits numériques. Protégé mon c*l ! J'ai envoyé un mot à la fnac pour leur expliquer le problème (pas que j'attende une réponse, mais bon…) et j'ai demandé son assistance à l'intelligence collective, qui m'a fourni un FICHIER LISIBLE en moins de deux.#quandonvousdisquelesdrmcénul.
vendredi 3 août 2012
L'empire du sommeil sur le site de l'Atalante
Un petit coup d'œil à la couverture ?
Le résumé :
Le résumé :
La civilisation humaine la plus avancée, que représentent les Grands Modifiés et la Charte, mise en position de faiblesse par l'épidémie de grand sommeil, subit des attaques de plus en plus nombreuses du monde des Cartels.
Dans le même temps Irina Mincor, la Grande Modifiée de l'Abondant, s’est installée sur un astéroïde en orbite de la planète Ninhs dans l’idée de reconstituer son vaisseau tout en surveillant Kiris T. Kiris, la responsable de son naufrage. Et elle repère que, profitant des migrations auxquelles les humains et la population arboricole autochtone se préparent pour affronter l’hiver, Kiris T. Kiris s'apprête à les attaquer.
Elle lance un appel de détresse, attirant les Grands Modifiés hors de leur territoire habituel.
Dans le même temps Irina Mincor, la Grande Modifiée de l'Abondant, s’est installée sur un astéroïde en orbite de la planète Ninhs dans l’idée de reconstituer son vaisseau tout en surveillant Kiris T. Kiris, la responsable de son naufrage. Et elle repère que, profitant des migrations auxquelles les humains et la population arboricole autochtone se préparent pour affronter l’hiver, Kiris T. Kiris s'apprête à les attaquer.
Elle lance un appel de détresse, attirant les Grands Modifiés hors de leur territoire habituel.
dimanche 8 juillet 2012
La rentrée se prépare !
Le 20 Septembre chez l'Atalante :
Hide*Out d’Andreas Eschbach
Un thriller de science-fiction palpitant, à la fois roman d’action et histoire d’amour, d’autant plus oppressant que les technologies que l’auteur décrit sont déjà à portée de main.
Hide*Out fait suite aux événements qui se sont joués dans Black*Out.
Vers la lumière d’Andreï Dyakov
Dans les profondeurs du métro de Saint-Pétersbourg où la mort revêt de multiples visages, une expédition vers la surface va être armée. Une lumière a été aperçue du côté de Kronstadt, est-ce un signal de la fameuse Arche de salut dont parlent tant de sectaires disséminés à travers tout le métropolitain ?
Vers la lumière est le premier roman traduit du projet Univers de Métro 2033.
L’Empire du sommeil de Sylvie Denis
Après La saison des singes, à la fois roman d’aventures et de suspense et réflexion sur le rôle de la technoscience, Sylvie Denis signe le deuxième tome de son diptyque.
J'aurais également le grand plaisir d'être au sommaire de Fiction n°15 avec une nouvelle comment dire, euh… bizarre. En compagnie (excusez du peu !) de Sara Doke, Cédric Ferrand, Timothée Rey, Michael Alexander, Paolo Bacigalupi, Peter S. Beagle, Richard Bowes, Jeffrey Ford, Ted Kosmatka, Heather Lindsley, Alex Irvine, Benjamin Rosenbaum, Geoff Ryman et Colville Petipont.
Hide*Out d’Andreas Eschbach
Un thriller de science-fiction palpitant, à la fois roman d’action et histoire d’amour, d’autant plus oppressant que les technologies que l’auteur décrit sont déjà à portée de main.
Hide*Out fait suite aux événements qui se sont joués dans Black*Out.
Vers la lumière d’Andreï Dyakov
Dans les profondeurs du métro de Saint-Pétersbourg où la mort revêt de multiples visages, une expédition vers la surface va être armée. Une lumière a été aperçue du côté de Kronstadt, est-ce un signal de la fameuse Arche de salut dont parlent tant de sectaires disséminés à travers tout le métropolitain ?
Vers la lumière est le premier roman traduit du projet Univers de Métro 2033.
L’Empire du sommeil de Sylvie Denis
Après La saison des singes, à la fois roman d’aventures et de suspense et réflexion sur le rôle de la technoscience, Sylvie Denis signe le deuxième tome de son diptyque.
J'aurais également le grand plaisir d'être au sommaire de Fiction n°15 avec une nouvelle comment dire, euh… bizarre. En compagnie (excusez du peu !) de Sara Doke, Cédric Ferrand, Timothée Rey, Michael Alexander, Paolo Bacigalupi, Peter S. Beagle, Richard Bowes, Jeffrey Ford, Ted Kosmatka, Heather Lindsley, Alex Irvine, Benjamin Rosenbaum, Geoff Ryman et Colville Petipont.
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