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mercredi 30 octobre 2013

Gravity

Donc, j'ai vu Gravity. 
Une alternance des plus étranges d'effets de réel et d'irréel. Vu en 3d et vf parce que pas le choix (la séance arrangeait la personne avec qui j'y suis allée). Et donc, j'ai pas aimé la voix de Clooney, ça m'a gâché une partie du film. Sinon, toute l'ambiance spatiale est splendide, le scénario possède une espèce de dépouillement de bon aloi, qui réduit néanmoins les situations à des gimmick un chouïa agaçant (marchera, marchera pas ? attrapera un bout de machin pour se rattraper ? se prendre un bidule dans la tronche ou pas ?) Aussi bien le traitement du son que de l'image ont contribué à ce sentiment d'assister à la naissance d'une nouvelle forme de réalisme au cinéma.  Pas de bruit dans l'espace, ok, mais la musique, hein, la musique, du coup on l'entend encore plus et personnellement, ça m'a sortie du film. Caméra subjective renforcée par la 3d, ok, mais quand on passe d'un instant où est prêt à tendre la main pour aider le personnage, ou tâter le revêtement de la station spatiale pour voir l'effet que ça ferait, à un plan d'ensemble où l'on voit le même personnage rebondir façon marionnette cassée et, justement, ne pas l'être, ça crée au final une alternance assez troublante de moment d'hyper-immersion et d'hyper-détachement. 
En fait, je m'attendais à avoir peur et je n'ai pas eu si peur que ça, même si j'ai vraiment, vraiment kiffé l'espace, les stations et toute la belle machinerie. La seule chose dont on est censé avoir peur est qu'elle meure, sauf que comme c'est en caméra subjective, ben elle peut pas mourir, sinon le film il est fini, et de toute façon, quand on est mort, on est mort, on est même plus là pour savoir qu'on est mort, donc à quoi bon se prendre la tête ? 
Ne reste plus donc qu'à le revoir en 2d et vo, pour compenser.

dimanche 30 janvier 2011

Le petit supplément de la mère Denis du dimanche, n° 9

L'année pourrait commencer plus mal. 

D'abord, Roland a enfin terminé Rêves de Gloire. Dieu du putain du fucking ciel, nous allons enfin pouvoir vivre dans un espace temps ou l'écriture de ce bouquin sera derrière nous… Et je suis heureuse et fière qu'il sorte, merde ! 

Ensuite, L'Atalante, mon éditeur à moi que j'ai, va publier à peu de choses près un roman inédit d'un auteur français par mois dans l'année. Le contrat pour la suite de La Saison des singes, L'empire du sommeil, est signé, le boulot est en cours. Parution pas encore fixée, je préfère ne rien dire tant que rien n'est sûr, mais plus que probablement deuxième semestre de l'année.

Laquelle année a également commencé par la parution d'un excellent article de Claude Ecken dans Bifrost, lequel article fait le point, argument historiques à l'appui, sur la Science-Fiction, ses propriétés, son fonctionnement et ses racines historiques. Claude Ecken, c'est bon pour le cerveau, mangez-en. 

(Bon, là, je suis tentée d'ajouter, "La SF est morte", avec un grand rire ricanant, mais je me répète quand même un peu, non ? Ça doit être agaçant.  Je devrais arrêter. N'empêche que, hihi, la SF, pouf pouf, est…… Mouuuuuuaaaaaaaaaahhhhhhhhh. )

Bref.

J'ai aussi des nouvelles en train, mais le moins qu'on puisse dire est que je n'écris pas de plus en plus vite. En attendant, vous pouvez lire un texte gratuit chez Imaginautes, ici


Aucun rapport avec ce qui précède, mais j'adore les grottes. Ce qui précède étant ni plus ni moins que la bande annonce du film que Werner Herzog a réalisé sur la grotte Chauvet. En 3D. Dieu sait où il faudra que j'aille pour le voir, mais bon, j'irai !
La seule fois où j'ai rampé dans la boue  dans une vraie grotte, j'ai attrapé une angine carabinée et il a fallu me rapatrier à Lyon. (J'accompagnais un séjour d'élèves, quelle idée, aussi…) 



Pour un peu, j'aurais envie de me promener au centre de la Terre. Heureusement, Roland Lehoucq s'occupe de préparer le terrain avec un dossier spécial centre de la terre sur le site Futura Sciences. 

Sur ce, la mère Denis du dimanche s'en va casser une graine, puis travailler.



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