dimanche 20 septembre 2009

Le petit supplément de la mère Denis du dimanche


La Dame du Wisconsin, nouvelle initialement parue dans Le Soir et reprise dans le recueil Pélerinage, se déroule à Royan. L'océan ayant monté, on a construit un mur pour protéger la plage… Si vous regardez ici, vous pourrez voir où ça va effectivement monter…

Sinon, si vous êtes à Paris, vous avez jusqu'au 13 décembre 2009 pour voir l'exposition sur l'architecte de la cathédrale de Royan, Guillaume Gillet, à la Cité de l'Architecture.

Et comme on est dimanche et que c'est mon blog, je peux la jouer grosse flemme et m'auto-citer : "J'aime les stations balnéaires prce qu'elles gardent la trace, dans leurs villas construites dans les années 20 et 30 et enfin dans les années 50 et jusqu'à nos jours, la trace de nos utopies architecturales, des lambeaux incarnés de rêves de futurs qui ne meurent pas, puisqu'ils sont encore là, face à la mer."

mardi 9 juin 2009

Encore un écran


http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/informatique/d/un-ecran-souple-dans-un-bracelet-a-porter-au-poignet_19521/#xtor=RSS-8

mercredi 14 janvier 2009

Je préfère manger à la cantine

La Cantine, plutôt.

et pour une idée de ce qui s'est dit pendant le débat auquel j'ai participé, c'est ici.
Et en fait, j'ai mangé dans trois cantines asiatiques différentes, le meilleur étant décrit ici.

Temps mou


Trouvé sur Oobjects, un site plein de listes d'objets et de gadgets classés par série.

J'ai bien aimé les éoliennes.

… j'en étais où au fait ?

bah, peu importe.
L'essentiel est que nous sommes au mois de janvier, que la traduction d'Il est parmi nous est pour ainsi dire terminée,que j'ai pris l'engagement solennel d'écrire la suite de la Saison des singes durant le premier semestre et que les nouveaux voisins ont coupé leur cerisier.

Les nouveaux voisins, que personne qui lira ces lignes ne connaît et que je ne connais qu'à peine moi-même, vu que je les ai vus trois ou quatre fois cet été, essentiellement un monsieur très gentil qui venait nous demander poliment si on pouvait déplacer notre voiture pour qu'il puisse sortir sa remorque pleine de gravats de son garage nouvellement acquis. J'avais également noté la présence d'une dame, d'une petite fille de pas plus de cinq ans et d'une chatte écaille de tortue. Des gens normaux, quoi. Sympas et tout. Et voilà qu'hier je sors faire des courses et que l'énorme vieux cerisier qui était dans leur jardins n'était plus là. Coupé. Envolé. Kidnappé par des extra-terrestres. Je vais regarder quoi, moi, au printemps, quand je sortirai de chez moi ? Parce qu'il fleurissait, le cerisier. Il faisait des cerises. Et je pensais aux gens qui avaient la chance de roupiller sous leur cerisier et de manger des cerises. Je vais en penser quoi, moi, des voisins, au printemps, avec leur jardin tout nu et sans cerises !!!!!!
Peut-être qu'ils veulent faire une piscine, a dit Roland.
Peut-être.
Peut-être que le cerisier était en train de pousser ses vieilles racines dans leur future cuisine équipée, va savoir.

Et là, je m'arrête et je me dis, tiens, est-ce que je peux mettre un lien google map sur voisins ? non, ça ne se fait pas. Mais je pourrais. Ou vous pourriez chercher mon adresse et regarder sur une carte ou se trouvent les voisins et leur jardins et leur absence de cerisier. Quoique. Non, je viens de vérifier, il n'y a pas de bonne photo satellite à l'échelle permettant de voir les arbres, il ne reste donc même pas de trace virtuelle de ce fichu arbre…
Bon.
S'ils ne creusent pas de piscine, ils ont intérêt à planter des trucs agréables à regarder, les voisins.

mardi 28 octobre 2008

Bifrost 52 :


Lorsque l’aide psychologique affectée aux longues peines m’a demandé de rédiger un compte-rendu sur les circonstances qui m’ont amenée ici, elle a précisé que je pouvais avoir accès à la réalité synthétique de mon choix.
— Si vous en avez besoin pour vous détendre, vous mettre en condition, a-t-elle ajouté, n’hésitez pas.
Je lui ai demandé si elle se fichait de moi.
— Bien sûr que non !
— Vous ne savez pas pourquoi je suis ici ?
— Je ne consulte jamais cette partie des dossiers qui me sont confiés.
J’ai ricané.
— Pour ne pas gaffer, j’imagine.
— Et porter sur mes patients un regard aussi neutre que possible.
Pardon ? Un regard quoi ? Sur des patients condamnés et internés ? Elle se fichait de moi. Je m’en croyais pas mes oreilles, j’avais envie d’attraper le petit dossier posé bien droit devant elle et de le lui jeter à la figure, comme dans ces scènes de vieilles séries télés où des types pètent les plombs dans des pièces vides, quelque part au fond d’un commissariat… Mais bon… Je n’ai donc rien fait et rien dit.
Pas parce qu’elle avait l’air plus sincère que quiconque dans cet établissement, mais parce que le règlement stipule que les prisonniers enfermés pour problèmes d’adaptation sociale paient leur conseiller psychologue grâce au salaire que la clantreprise leur octroie en contrepartie de « travaux d’intérêt général ». En résumé, je la payais pour qu’elle ait l’air sincère. Je ne pouvais pas me plaindre parce qu’elle y parvenait.

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